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Prise de Jérusalem par les croisés

Prise de Jérusalem par les croisés


Fatimides

Après avoir capturé Antioche en juin 1098, les croisés sont restés dans la région pour débattre de leur plan d'action. Alors que certains se sont contentés de s'établir sur les terres déjà capturées, d'autres ont commencé à mener leurs propres petites campagnes ou à appeler à une marche sur Jérusalem. Le 13 janvier 1099, après avoir terminé le siège de Maarat, Raymond de Toulouse commença à se déplacer vers le sud en direction de Jérusalem assisté de Tancrède et Robert de Normandie. Ce groupe a été suivi le mois suivant par des forces dirigées par Godefroy de Bouillon. En avançant le long de la côte méditerranéenne, les croisés ont rencontré peu de résistance de la part des dirigeants locaux.

Récemment conquis par les Fatimides, ces chefs avaient un amour limité pour leurs nouveaux suzerains et étaient prêts à leur accorder le libre passage à travers leurs terres ainsi qu'à commercer ouvertement avec les croisés. Arrivé à Arqa, Raymond fit le siège de la ville. Rejointe par les forces de Godfrey en mars, l'armée combinée a poursuivi le siège bien que les tensions entre les commandants soient vives. Levant le siège le 13 mai, les croisés se sont déplacés vers le sud. Alors que les Fatimides tentaient toujours de consolider leur emprise sur la région, ils ont approché les chefs croisés avec des offres de paix en échange de l'arrêt de leur avance.

Ceux-ci ont été repoussés et l'armée chrétienne a traversé Beyrouth et Tyr avant de retourner à l'intérieur des terres à Jaffa. Arrivés à Ramallah le 3 juin, ils ont trouvé le village abandonné. Conscient des intentions des croisés, le gouverneur fatimide de Jérusalem, Iftikhar ad-Daula, commença à préparer un siège. Bien que les murs de la ville aient encore été endommagés par la capture fatimide de la ville un an plus tôt, il a expulsé les chrétiens de Jérusalem et empoisonné plusieurs puits de la région. Alors que Tancrède était dépêché pour capturer Bethléem (prise le 6 juin), l'armée des Croisés arriva devant Jérusalem le 7 juin.


Comment ont fonctionné les croisades

Bien que leurs nombres exacts ne soient pas connus, une armée croisée affaiblie s'est présentée dans la ville fortifiée de Jérusalem. En plus de la bataille, la maladie et la faim avaient fait des ravages parmi les soldats, qui avaient parfois tellement soif qu'ils avaient tué leurs chevaux pour boire le sang. Le gouverneur de Jérusalem avait l'avantage : il coupait l'approvisionnement en eau des croisés en empoisonnant et en bloquant les puits extérieurs, et il avait le temps et le ravitaillement pour renforcer les tours de la ville.

Les croisés ont pris des positions stratégiques sur les murs, mais les choses semblaient désespérées jusqu'à ce qu'un prêtre se présente et dise qu'il avait une vision de la façon de remporter la victoire : les croisés devraient jeûner et marcher pieds nus dans la ville. Les pieux croisés ont pris la tâche, marchant tandis que les musulmans se moquaient d'eux derrière les murs. Ils se sont arrêtés au Mont des Oliviers pour un sermon émouvant qui leur a remonté le moral.

Après cela, les choses se sont améliorées pour les croisés (et en baisse pour les musulmans). Des renforts sont arrivés avec de la nourriture et des fournitures - les fournitures nécessaires pour construire des armes de siège. Quelles étaient les armes de siège ? Des tours géantes sur roues, des échelles d'escalade, des catapultes et des béliers (pour ouvrir les portes) étaient toutes des armes de siège. Une fois construites, ces tours ont commencé à se déplacer contre les murs de la ville.

Pour ne pas être en reste, les musulmans ont catapulté des bombes incendiaires, connues sous le nom de « feu grec », depuis l'intérieur de la ville. Le feu grégeois était lancé dans des poteries qui brisaient le feu partout, ou dans des chiffons avec des clous qui s'enfonçaient dans les murs de la tour et l'embrasaient. Des balles de foin imbibées d'huile et de cire visaient également les tours, mais les croisés avaient cloué des peaux d'animaux imbibées de vinaigre sur les tours pour repousser le feu.

Enfin, l'une des tours de siège a sécurisé un pont dans la ville et a pris le contrôle d'une partie du mur. Avec le contrôle du mur, des échelles d'escalade ont été utilisées pour entrer dans la ville, ce qui s'est produit vers midi un vendredi. Les croisés ont noté qu'ils entraient à Jérusalem au moment de la mort du Christ.

Certains musulmans se sont réfugiés dans la zone du temple et se sont rendus aux forces croisées, tandis que d'autres ont continué à se battre depuis la tour de David, une citadelle au milieu de la ville. Enfin, un général en croisade, inquiet de rater le pillage qui avait déjà commencé à Jérusalem, proposa d'arrêter les combats si les musulmans lui rendaient la tour. Ces musulmans ont accepté et ont été autorisés à quitter la ville, faisant d'eux les seuls à survivre au siège de Jérusalem.

Les croisés passèrent la nuit et le jour suivants à tuer des musulmans, même ceux qui avaient obtenu des conditions de reddition. Ils ont ouvert le ventre des musulmans, après qu'un soldat a déclaré que les musulmans avaient avalé leur propre or. Les Juifs, qui s'étaient réfugiés dans leur synagogue, furent brûlés vifs lorsque les croisés y mirent le feu. Les témoignages parlent de sang coulant dans les rues et de morceaux de corps recouvrant la ville – c'est-à-dire, bien sûr, jusqu'à ce que tous ces morceaux de corps soient brûlés.

Ce genre de massacre frappe nos sensibilités modernes comme sauvage et barbare. Mais les croisés se sentaient en bonne faveur auprès de Dieu. Ils avaient été chargés de nettoyer Jérusalem de la contagion des forces non chrétiennes et avaient réussi. La ville où le Christ mourut finalement était, aux yeux des croisés, strictement chrétienne.

La première croisade n'était pas la seule croisade, et la Terre Sainte n'est pas restée éternellement au pouvoir chrétien. Malgré leurs différences d'objectifs et de stratégie, la Première Croisade et les autres qui l'ont suivie avaient trois choses en commun : la religion, la politique et la guerre de siège. Lisez la suite pour savoir comment chacun d'entre eux a contribué aux dernières croisades.


Première croisade : siège de Jérusalem

« Jérusalem est le nombril du monde, une terre féconde par-dessus toutes les autres, comme un autre paradis des délices, écrivait Robert le Moine dans Historia Hierosolymitana. Et, en effet, pendant des siècles, Jérusalem, sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, avait été le centre d'attention d'une succession d'armées conquérantes, qui faisaient de la vie tout sauf un paradis pour sa population.

L'été 1098 a vu la ville forteresse très disputée entre les mains des Égyptiens. L'émir fatimide (commandant) al-Afdal Shahinshah avait pris Jérusalem aux Turcs seldjoukides après un siège de 40 jours, sur ordre du vizir (ministre d'État) al-Musta’li, souverain d'Égypte. De nombreux mois de manœuvres politiques et diplomatiques avec le Franj (Franks–le terme arabe utilisé pour tous les croisés d'Europe occidentale) et le Rumi (Les Romains - en fait les Grecs de l'Empire byzantin) n'avaient pas obtenu le vizir les concessions qu'il souhaitait, alors il avait simplement envoyé l'émir al-Afdal pour s'emparer de la ville que les croisés venaient de capturer, présentant ainsi le Franj envahisseurs avec un fait accompli.

Dans les mois à venir, les poètes musulmans chiites de la cour fatimide travailleraient avec diligence pour composer de grands éloges à l'homme qui avait arraché Jérusalem aux hérétiques sunnites seldjoukides. La poésie a pris fin en janvier 1099, lorsque le Franj quittèrent Antioche pour reprendre leur marche vers le sud.

Ces guerriers européens étaient partis pour la première fois sur la route de Jérusalem après que le pape Urbain II eut lancé un appel pour des troupes à Clermont, en France, le 27 novembre 1095. Le pape répondait en partie aux rumeurs, pour la plupart fausses, d'atrocités musulmanes commises contre des chrétiens pèlerins visitant la Terre Sainte, et il a également cherché un moyen d'unir les rois et les seigneurs litigieux d'Europe dans une cause commune. Depuis lors, des vagues de fanatiques s'étaient frayé un chemin vers leur but ultime, Jérusalem, mais la route avait été loin d'être facile. En effet, bon nombre des survivants qui ont parcouru cette dernière étape de leur voyage ont considéré les incidents qui s'étaient produits en cours de route comme une série d'épreuves pour éliminer tous les soldats de la croix, sauf les plus dignes.

En 1096, les croisés allemands, dirigés par le comte souabe Emich von Leiningen, exhalèrent leur zèle religieux contre les Juifs non armés, assassinant des milliers de personnes jusqu'à ce qu'ils se heurtent au roi Kolomon de Hongrie, dont l'armée tua quelque 10 000 d'entre eux et chassa le reste de son pays. D'autres, dirigés par Pierre l'Ermite, sont devenus si indisciplinés qu'ils ont été attaqués par les soldats byzantins qui devaient apparemment les avoir escortés jusqu'à Constantinople. Des milliers d'autres ont été massacrés lors de leur première rencontre avec les Turcs seldjoukides, à Civitot le 21 octobre 1096 (voir Histoire militaire, février 1998).

La croisade des pauvres représentait en quelque sorte un faux départ pour la première croisade. Une deuxième vague, menée plus professionnellement par des militants endurcis comme Raymond IV de Toulouse, comte de Saint-Gilles Raymond de Flandre Robert de Normandie Godefroy de Bouillon Bohémond de Tarente et Adhémar de Monteil, évêque du Puy, s'en sort mieux, marchant en Syrie et prendre la forteresse d'Antioche en juin 1098 (voir Histoire militaire, juin 1998). Les difficultés, la maladie et la discorde parmi la direction conjointe des Croisés ont continué à faire des ravages, cependant. Le 1er août 1098, Mgr Adhémar, représentant du pape, décède lors d'une épidémie. Plus tard ce mois-là, le frère du roi de France, le comte Hugues de Vermandois, rentra chez lui, emmenant ses troupes avec lui. Bohémond s'est disputé avec Raymond de Toulouse pour savoir qui régnerait sur Antioche jusqu'à ce que les croisés les plus zélés menacent de raser les murs de la ville si la marche sur Jérusalem ne reprend pas. Raymond a concédé la possession d'Antioche à Bohémond et a accepté de conduire les croisés en avant. Le neveu normand de Bohemund, Tancrède, a accompagné la marche, en partie par foi et en partie, sans aucun doute, pour garder un œil sur d'autres opportunités pour sa famille.

C'était une armée plus petite qui marchait sur Jérusalem, mais ses soldats étaient beaucoup plus coriaces. Les croisés rencontrèrent rarement de résistance. De nombreux émirs locaux, guidés par le proverbe arabe, embrassez n'importe quel bras que vous ne pouvez pas briser et priez Dieu de le briser, ont aidé l'hôte chrétien juste pour s'assurer qu'il avancerait. Un conflit plus important s'est poursuivi entre les partisans normands de Robert et de Tancrède et les chevaliers de Provence de Raymond de Toulouse. Alors que les croisés assiégeaient la ville musulmane résistante d'Arqa, Peter Bartholemew (le paysan qui avait acquis une célébrité en découvrant un morceau de fer rouillé dans une fosse à Antioche et en convainquant tout le monde que c'était la pointe de la sainte lance qui avait transpercé Jésus du côté du Christ pendant la Crucifixion) prétendait avoir des entretiens avec les saints, ce qui a donné lieu à des prophéties qui, notaient les Normands, semblaient invariablement favoriser les Provençaux. Lorsque les Normands ont dénoncé Pierre comme une fraude et mis en doute l'authenticité de la sainte lance, il a proposé de subir un procès par le feu, déclarant que Dieu lui permettrait de traverser les flammes indemne. Un gantlet de flammes a été dûment préparé et béni par les évêques, après quoi Pierre a traversé l'incendie et en est ressorti gravement brûlé, mourant à l'agonie 12 jours plus tard. Raymond, bien sûr, a déclaré que c'était le manque de foi de la foule et non l'incendie qui avait causé les brûlures mortelles de Peter.

Après avoir abandonné leur siège d'Arqa, les croisés ont marché facilement à travers les villes plus dociles de Tripoli, Beyrouth et Acre. Peu de temps après leur départ de cette dernière ville, cependant, un faucon chevalier a attrapé un pigeon survolant le camp des croisés avec une note liée à sa jambe un appel du gouverneur d'Acre à tous les musulmans pour qu'ils se lèvent dans jihad (guerre sainte) contre les Franj envahisseurs.

Le vizir al-Musta’li regrettait maintenant de s'être interposé entre les croisés et les Turcs. Il faudrait des mois pour lever une armée appropriée pour soulager un siège de Jérusalem, et il envoya un émissaire à l'empereur Alexis Ier Comnène à Constantinople, lui demandant de retarder les envahisseurs. Alexius a demandé aux Européens d'attendre qu'il puisse les rejoindre. Mais ils en étaient venus à se méfier de l'homme dont la demande d'aide pour restaurer la Terre Sainte à la domination chrétienne avait conduit aux croisades, et leur réponse fut cinglante : Nous irons tous à Jérusalem, en formation de combat, nos lances levées !

La défense de la grande forteresse couleur miel était désormais entre les mains du gouverneur fatimide Iftikhar al-Daula (Fierté d'État). Les murs étaient en bon état et sa garnison de cavalerie arabe et d'archers soudanais était forte. Iftikhar était un bon général qui inspirait l'héroïsme, et son armée lui était intensément loyale. De plus, une colonne de secours égyptienne était en route et il y avait de nombreuses provisions disponibles jusqu'à son arrivée. Alors que les croisés approchaient de Jérusalem, le gouverneur a bloqué ou empoisonné tous les puits qui se trouvaient à l'extérieur des murs, a déplacé tous les animaux à l'intérieur et a expulsé tous les chrétiens, quelle que soit leur confession. La plupart des Juifs sont également partis, à l'exception de ceux d'une secte pour lesquels il était obligatoire de résider dans la Ville Sainte. Malgré les persécutions récentes, les chrétiens étaient de loin plus nombreux que les habitants de la ville d'autres religions, et au début du mois de juin 1099, la population de Jérusalem était passée de 70 000 à moins de 30 000.

Les Franj la force qui s'est approchée de Jérusalem comptait un peu plus de 15 000 personnes, y compris des femmes et des enfants, et seulement environ 1 300 d'entre eux étaient des chevaliers. La famine les avait rendus minces et les difficultés les avaient rendus forts. Une éclipse de lune le 5 juin a été considérée comme un signe favorable de Dieu, et leur moral était au plus haut le 7, lorsqu'ils ont repéré pour la première fois les dômes et les murs de Jérusalem depuis la mosquée du prophète Samuel au sommet de la colline normalement désignée par pèlerins comme Montonjoie, la Montagne Joyeuse.

Les croisés étaient trop peu nombreux pour investir toute la ville, ils ont donc concentré leurs forces là où ils pouvaient s'approcher le plus près des murs. Robert, duc de Normandie, a posté ses forces le long du mur nord à la porte des fleurs, ou porte d'Hérode. Robert de Flandre était à sa droite à la porte de la colonne, également connue sous le nom de Saint-Etienne ou la porte de Damas. Godefroy de Lorraine prit position à l'angle nord-ouest de la ville jusqu'à la porte de Jaffa, avec Raymond de Toulouse au sud. Tancrède rejoignit plus tard Godefroy, emmenant avec lui des troupeaux de moutons qu'il avait emmenés lors de sa marche depuis Bethléem. Raymond a constaté que la vallée située entre sa position et la porte de Jaffa le tenait trop loin des murs, donc après deux ou trois jours, il a déplacé ses forces sur le mont Sion. Les approches est et sud-est de Jérusalem n'étaient pas du tout gardées.

L'avantage était avec Iftikhar. Il avait un approvisionnement régulier en eau, beaucoup plus de nourriture que les envahisseurs et de meilleures armes. Le gouverneur a renforcé ses tours avec des sacs de coton et de foin, les édifiant chaque nuit plus haut avec de la pierre, en attendant que la colonne de secours égyptienne apparaisse.

Les croisés ont trouvé une source d'eau intacte, la piscine de Siloé sous le mur sud, mais elle était si proche de la ville que puiser de l'eau était dangereux. Cette fontaine jaillissait de l'eau fraîche tous les trois jours, un attribut simplement attribué par les croisés à la volonté de Dieu. Des soldats, fous de soif, se sont battus pour accéder à cette piscine. Raymond d'Aguilers a décrit la scène : Ceux qui étaient forts ont poussé et poussé leur chemin d'une manière mortelle à travers la piscine, qui était déjà étouffée par des animaux morts et des hommes luttant pour leur vie, et ont atteint l'embouchure rocheuse de la fontaine, tandis que ceux qui étaient plus faibles ont été laissés dans l'eau sale. Ces plus faibles s'étalaient sur le sol la bouche béante, leurs langues desséchées les laissant sans voix, tandis qu'ils étendaient leurs mains pour mendier de l'eau aux plus fortunés.

De l'eau supplémentaire devait être apportée de plus de six milles de distance, et la garnison envoyait régulièrement des raids pour tendre une embuscade aux convois d'eau. De nombreux Européens sont morts dans ces attaques surprises. L'eau est devenue si rare qu'un denier (la pièce d'argent de la Rome antique qui est le sou du Nouveau Testament) n'achèterait pas assez pour étancher la soif d'un homme. Finalement, quiconque apportait une réserve d'eau, même infecte, pouvait nommer le prix qu'il voulait.

La nourriture était également courte et le soleil brûlant du désert était insupportable pour les personnes habituées à un climat plus frais, en particulier pour celles qui portaient une armure lourde. Même en Europe, environ la moitié de toutes les pertes de combat parmi les chevaliers étaient dues à la prostration causée par la chaleur dans le désert brûlant du Moyen-Orient, ce chiffre devait être beaucoup plus élevé.

Le 12 juin, les chefs de l'armée firent un pèlerinage au mont des Oliviers, où ils rencontrèrent un vieil ermite qui les pressa d'attaquer la ville le 13. Les princes ont protesté qu'ils n'avaient pas les machines appropriées pour lancer une attaque d'une telle ampleur. Dieu, dit l'ermite, leur donnerait la victoire s'ils avaient assez de foi.

L'attaque a été lancée le lendemain. Selon les historiens européens, les croisés avaient très peu d'échelles. Les Arabes disent qu'il n'y en avait pas, mais cela semble peu probable, car une partie des fournitures des croisés consistait en l'équipement démantelé utilisé pour attaquer d'autres villes sur leur chemin à travers la Terre Sainte. Les défenseurs ont été étonnés du fanatisme des croisés et de la façon dont ils se sont jetés sur les murs de 40 à 50 pieds de haut. Les défenses extérieures au nord ont été dépassées, mais rien d'autre n'a été accompli. Au bout de quelques heures, alors que les chrétiens n'avaient pas obtenu la victoire promise par Dieu, ils se retirèrent. Tout le monde était désorganisé et découragé à ce moment-là, et si l'armée de la ville avait contre-attaqué, la première croisade se serait presque certainement soldée par un échec à ce moment-là. Raymond d'Aguilers, qui n'a jamais perdu foi dans les miracles ou les ermites, a déclaré que l'attaque aurait réussi si les princes ne l'avaient pas arrêtée trop tôt à cause de la peur et de la paresse, mais d'autres ont maintenant réalisé que d'autres attaques devraient attendre que de meilleurs préparatifs aient été fabriqué.

Le moral est tombé à son nadir, et beaucoup voulaient mettre fin à la croisade et rentrer chez eux. Il y avait beaucoup de querelles sur Tancrède qui joignait son armée avec Godefroy de Bouillon plutôt qu'avec Raymond de Toulouse, à qui il avait déjà prêté allégeance. Il y avait plus de querelles pour savoir qui obtiendrait quoi lorsque Jérusalem serait prise, bien que peu croyaient encore que la ville pourrait être prise du tout.

Un prêtre, Peter Desiderius, est alors venu pour décrire une vision qu'il avait eue. L'esprit de feu l'évêque Adhémar du Puy était apparu et lui avait donné un plan pour la victoire. Ces instructions comprenaient que les croisés tournent le dos au péché, jeûnent et fassent une procession pieds nus autour du mur de 2 1/2 milles de long.

Ils sont partis le 8 juillet, un vendredi, avec près de 15 000 pèlerins aux pieds nus et débraillés, affamés par manque de provisions et jeûnant désormais par choix, titubant en une grande file au son des trompettes et des chants des prêtres. Les prêtres tenaient des autels et des reliques en hauteur, y compris la prétendue lance sainte qui avait sauvé la croisade à Antioche et l'os du bras de Saint-Georges, volé dans un monastère byzantin. Pendant tout ce temps, un croisé a noté que les musulmans sur les murs se moquaient et profanaient de nombreuses croix avec des coups et des actes vulgaires. Après la marche, plusieurs ecclésiastiques, dont Pierre l'Ermite, ont ironiquement conduit des dizaines de milliers de personnes à la mort lors de la croisade des pauvres en 1096.

Une aide plus pratique était déjà arrivée sous la forme de six navires ancrés à Jaffa, qui avaient été abandonnés par les Arabes. Deux étaient des galères génoises, les quatre autres navires étaient presque certainement anglais. Dans leurs cales se trouvaient de la nourriture et des armements, y compris des cordes et du matériel nécessaires à la construction d'engins de siège. A la nouvelle de leur arrivée, le comte Geldemar Carpenel, membre de l'état-major de Godefroy de Bouillon, se met en route avec 50 chevaliers et 50 fantassins pour s'assurer que le ravitaillement est livré en toute sécurité. Presque immédiatement, la sagesse d'envoyer une si petite force a été remise en question, et Raymond Piletus a été envoyé avec 50 chevaliers pour les renforcer. Plus tard encore, Guillaume de Ramleh, de l'armée du comte de Toulouse, partit à cheval.

Iftikhar a envoyé 400 de ses meilleurs soldats arabes et 200 Turcs pour les détruire. Ils attendirent à Ramleh, à quelques kilomètres de Jaffa sur la route de Jérusalem, puis attaquèrent Geldemar dans la plaine de Ramleh. La force musulmane a encerclé les Européens et a commencé à tirer des flèches. Geldemar plaça ses chevaliers et ses archers à son premier rang, avec tous les autres derrière, et avança. Cinq chevaliers, dont le jeune Achard de Montemerle, et tous les archers sont tués. Une trentaine d'Européens étaient encore en vie lorsqu'un nuage de poussière a été aperçu à l'horizon et les 50 chevaliers supplémentaires dirigés par Raymond Piletus venaient à la rescousse à pleine charge. Brisés par le choc de cet assaut de la cavalerie lourde, les musulmans s'enfuient. Les croisés ont tué de nombreux musulmans dans la chasse qui a suivi, semant un total de 200 morts sur le champ de bataille, et beaucoup de butin a été pris.

Une flotte égyptienne apparaît alors au large de Jaffa. Un navire anglais était parti en expédition de pillage et a réussi à s'échapper en utilisant des rames et de la voile. Les autres navires ont été abandonnés et leurs équipages ont rejoint la croisade. Les hommes et leurs fournitures étaient les bienvenus, mais les Croisés avaient encore besoin de bois, bien qu'ils réussissent à en obtenir en démantelant deux des navires échoués. Plusieurs autres expéditions au long cours ne rapportèrent guère plus jusqu'à ce que Tancrède, Robert de Flandre et leurs partisans voyagèrent jusqu'aux forêts autour de Samarie. Selon Radulph de Caen, Tancrède souffrait de dysenterie, et après avoir erré jusqu'à ce qu'il trouve un creux rocheux entouré d'arbres où il pourrait se soulager en toute intimité, il se retrouve face à une grotte remplie de 400 morceaux de bois préparé. Parfois, le Seigneur agit de manière mystérieuse.

L'expédition revint avec des chameaux et 50 ou 60 ouvriers musulmans chargés de planches et d'énormes bûches. L'évêque d'Albara a été mis en charge et a fait travailler les musulmans comme des esclaves. Les chrétiens locaux ont volontiers servi de guides pour ces expéditions de ravitaillement, ce qu'ils ont peut-être regretté plus tard lorsque les Européens ont refusé aux prêtres orthodoxes tout droit dans la ville et les ont torturés pour apprendre l'emplacement de la Vraie Croix de la Crucifixion.

En utilisant leur bois nouvellement acquis, les Franj, avec l'aide d'ingénieurs génois, a commencé à construire deux énormes tours de siège, des catapultes et un bélier. Ces tours, ou malvoisins (mauvais voisins), étaient d'énormes châteaux à roues avec tout le nécessaire pour une attaque, y compris des catapultes et des ponts qui pouvaient être abaissés pour donner accès au sommet du mur. Ces ponts-levis étaient articulés sur le deuxième tablier des tours et, avant d'être abaissés, protégeaient ceux qui se trouvaient à l'intérieur.

Les Génois, sous William Embriaco, étaient assez habiles, et même les vieillards et les femmes se sont joints à la construction. Tout le monde, à l'exception des artisans professionnels, travaillait sans salaire. Le comte Raymond payait ses artisans sur sa propre bourse, mais ceux qui travaillaient à l'autre tour étaient payés sur une collecte prise parmi le peuple. Pendant plusieurs jours, ils travaillèrent au milieu des vents de sirocco, ce à quoi les croisés n'étaient pas habitués. Gaston, vicomte de Béarn, était chargé de la construction du château mobile de Godefroy au nord de la ville, tandis que William Ricou supervisait celui de Raymond au sud. Des peaux fraîches de bœuf et de chameau trempées dans du vinaigre étaient clouées sur les tours pour les protéger du feu grégeois.

Le 10 juillet, les tours ont été achevées et mises en place. Pour la première fois, Iftikhar s'est inquiété, émettant des ordres stricts pour qu'il soit averti si l'une des tours se rapprochait de la ville.

Les défenseurs concentrant leurs forces devant les tours, Godefroy de Bouillon a pris une décision de dernière minute. Au cours de la nuit, sa tour a été lentement déplacée d'un demi-mile sur la ligne pour faire face au mur nord près de la porte d'Hérode. L'autre engin de siège a été démonté, déplacé et remonté, même un trébuchet, la machine à lancer la plus utilisée de l'époque, composé de nombreux énormes morceaux de bois, de centaines de pierres qui servaient de munitions et de pierres plus lourdes pour le contrepoids qui propulsait les missiles. Démonter, déplacer et remonter une telle machine dans le noir a dû exiger un effort presque surhumain.

L'assaut final est lancé dans la nuit du 13 juillet. Selon Raymond d'Aguilers, de source sûre, l'effectif effectif de l'armée est désormais de 12 000 combattants, dont les ouvriers, les marins et autres non professionnels, et de 1 200 à 1 300 chevaliers. Il n'a pas essayé d'évaluer le nombre de vieillards, de femmes et d'enfants. Raymond de Toulouse, en position le long du mur sud, luttait pour combler le fossé et manœuvrer une tour de siège contre le mur, mais les défenseurs le tenaient à distance. Les hérauts ont annoncé que tout homme qui apporterait trois grosses pierres à jeter dans le fossé recevrait un denier. Le travail était ainsi terminé.

Godefroy de Bouillon, Robert de Normandie et Tancrède ont choisi d'attaquer le mur nord juste à l'est de la porte d'Hérode. Leur énorme bélier a creusé un trou dans le mur extérieur et les décombres ont été utilisés pour combler le fossé. En courrier et casques, avec un plafond suspendu construit de boucliers, les attaquants ont pris d'assaut les murs à travers une pluie de flèches et de pierres. La paille renforçant les murs a été incendiée avec des flèches enflammées.

Alors que l'énorme tour de siège se rapprochait de plus en plus du mur, les Égyptiens ont répondu en catapultant des charges de feu grégeois. Le composé à base de soufre et de brai (dont la composition exacte était un secret bien gardé et encore un mystère aujourd'hui) était le napalm du Moyen Âge. Des poteries enflammées pleines de feu grégeois se sont brisées à l'impact pour éclabousser des flammes accrochées sur tout et sur tout le monde à proximité. Des chiffons trempés dans la substance étaient enroulés autour de boulons en bois, incrustés de clous pour qu'ils adhèrent à tout ce qu'ils heurtaient, et lancés contre les énormes tours. À maintes reprises, les tours ont été incendiées, et chaque fois les flammes ont été éteintes avec de l'eau et du vinaigre ou en éteignant le feu.

Des balles de foin, imbibées d'huile et de cire pour brûler longtemps après avoir atteint le sol, ont été lancées par-dessus les murs, en particulier autour des deux tours. Les bâtiments brûlaient, il y avait des flaques de feu à l'extérieur des murs et de la fumée imprégnait l'air. Deux femmes musulmanes ont été observées en train de lancer un sort sur la catapulte la plus proche, mais une pierre de la machine hexagonale les a tuées et, selon le récit des Croisés, a brisé le sort.

Les croisés se sont battus toute la nuit et le jour du 14 sans prendre pied. Le soir, Raymond avait réussi à faire rouler sa tour contre le mur. La défense était féroce, le gouverneur étant personnellement responsable de cette zone. Raymond n'a pas pu prendre pied et la tour a finalement été incendiée le 15 juillet. Peu de ceux qui se trouvaient à l'intérieur se sont échappés.

Les récits des croisés ont loué à contrecœur la précision des catapultes musulmanes, qui ont détruit nombre de leurs machines. Le bélier des Croisés s'est coincé et a bloqué le chemin de la tour nord. Mais le lendemain matin, la tour de Godfrey, avec ses trois niveaux de combat surmontés d'une grande figure dorée du Christ, était adossée au mur nord, près de la porte d'Hérode. Godefroy et son frère, Eustache de Boulogne, commandaient depuis le dernier étage. Les défenseurs ont pris la tour au lasso et ont essayé de la renverser, mais les chevaliers ont coupé les cordes avec leurs épées.

Plus tard dans la matinée, les croisés ont commencé à se sentir épuisés par les combats incessants et ils se sont réunis pour débattre de la nécessité de mettre fin à la bataille. Avant qu'une décision ne soit prise, un chevalier au sommet du mont des Oliviers fit signe au comte de Toulouse d'avancer. Godefroy de Bouillon ordonna à ses hommes de renouveler leur attaque de feu contre les balles de foin et de coton protégeant les murs. Le vent a changé d'énormes nuages ​​de fumée qui ont étouffé et aveuglé les défenseurs, faisant fuir certains.

D'immenses poutres avaient été fixées aux murs pour empêcher les tours de se fermer avec eux. Les croisés s'emparèrent de l'un d'eux et le clouèrent à la tour, puis mirent le pont en place. Les Franj avait maintenant un moyen d'entrer dans la ville. Deux chevaliers flamands, Litold et Gilbert de Tournai, menaient la sélection du contingent lotharingien. Godfrey lui-même suivit bientôt. Avec lui étaient son frère, Eustache, le comte de Flandre et Robert de Normandie. Il était environ midi le vendredi 15 juillet, et beaucoup étaient parfaitement conscients qu'ils entraient à Jérusalem à l'heure de la mort du Christ.

Selon le professeur Joshua Prawer de l'Université hébraïque de Jérusalem, cette partie la plus cruciale des combats a eu lieu le long d'une partie du mur de 65 mètres (71 yards) entre la deuxième tour à l'est de la porte d'Hérode et la première place saillante du mur au-delà, de l'autre côté de la route entre l'actuel musée Rockefeller et le mur. Le contrôle d'une section du mur a permis aux envahisseurs d'utiliser des échelles d'escalade pour déverser de plus en plus d'hommes dans la ville. Godfrey est resté sur le mur, encourageant les nouveaux arrivants et ordonnant aux hommes d'ouvrir la porte de la colonne pour permettre aux masses des croisés d'entrer. On disait que le fantôme d'Adhémar du Puy avait été aperçu parmi ceux qui se précipitaient pour ouvrir la porte.

Tancrède et ses hommes, qui avaient suivi de près les Lorrains, pénétrèrent profondément dans la ville. Les musulmans ont fui vers la zone du temple et se sont réfugiés dans la mosquée al-Aqsa, mais Tancrède était sur eux avant qu'ils ne puissent établir leurs défenses. Ils se sont rapidement rendus, ont offert une grande rançon et Tancrède leur a donné sa bannière à afficher au-dessus de la mosquée. Les forces de Tancrède avaient déjà pillé le Dôme du Rocher, l'un des lieux les plus saints de l'Islam, ce qui leur a valu une grande fortune.

Les habitants de Jérusalem reculèrent dans la confusion, essayant désespérément d'échapper aux envahisseurs. Lorsque les croisés envahirent les murs sud, Iftikhar réalisa que tout était perdu. Se retirant dans la Tour de David, il se prépara à faire son dernier combat.

La Tour de David, la partie la plus solide de tout le réseau défensif, était une citadelle octogonale dont les fondations avaient été soudées entre elles avec du plomb. Bien qu'il soit évident pour eux que la ville était perdue, Iftikhar et ses soldats ont continué à se battre. Pour reprendre les mots d'Amin Maalouf, que pourraient-ils faire d'autre ?

Puis le Franj cessa de combattre, et un messager apporta une offre de Raymond de Toulouse. Le général égyptien et ses hommes seraient autorisés à partir s'ils lui rendaient la tour.

Bien que Raymond était respecté pour son habileté et sa valeur au combat, le sexagénaire aux cheveux blancs avait également une réputation de trahison. Cependant, en poursuivant la bataille contre les Égyptiens, lui et ses Provençaux passaient à côté du pillage qui était alors en cours. Les Francs se disputaient pour savoir qui obtiendrait quelle maison, et Raymond était laissé de côté. Iftikhar a finalement accepté de se rendre si Raymond garantissait personnellement sa sécurité et celle de ses hommes. Raymond a accepté et ils sont partis cette nuit-là. Ils étaient les seuls musulmans à échapper à la chute de Jérusalem. La plupart des autres ont été tués, tandis que quelques-uns ont été emmenés comme esclaves.

Les croisés ont passé au moins cette nuit et le lendemain à tuer des musulmans, y compris tous ceux de la mosquée al-Aqsa, où la bannière de Tancrède aurait dû les protéger. Même les femmes et les enfants n'ont pas été épargnés. Les Juifs de la ville ont cherché refuge dans leur synagogue, pour y être brûlés vifs par les croisés. Raymond of Aquilers reported that he saw piles of heads, hands and feet on a walk through the holy city. Men trotted across the bodies and body fragments as if they were a carpet for their convenience. The Europeans also destroyed the monuments to Orthodox Christian saints and the tomb of Abraham.

There were no recorded instances of rape. The massacre was not insanity but policy, as stated by Fulcher of Chartres: They desired that this place, so long contaminated by the superstition of the pagan inhabitants, should be cleansed from their contagion. The Crusaders intended Jerusalem to be a Christian city–and strictly a Latin Christian city. This is a day the Lord made, wrote Raymond of Aguilers. We shall rejoice and be glad in it.

The Crusaders cut open the stomachs of the dead because someone said that the Muslims sometimes swallowed their gold to hide it. Later, when the corpses were burned, Crusaders kept watch for the melted gold that they expected to see flowing onto the ground. While the slaughter was still going on, many churchmen and princes assembled for a holy procession. Barefoot, chanting and singing, they walked to the shrine of the Holy Sepulchre through the blood flowing around their feet. Reports that the blood was waist deep are believed to have come from a later misreading of a Bible passage. However, in the official letter To Lord Paschal, Pope Of The Roman Church, to all the bishops and to the whole Christian people from the Archbishop of Pisa, Duke Godfrey, now by the grace of God Defender of the Holy Sepulchre, Raymond, Count of St. Gilles, and the whole army of God, the Crusaders recorded that in Solomon’s Portico and in his Temple our men rode in the blood of the Saracens [Muslims] up to the knees of their horses.

There would still be a few battles, including one at Ascalon on August 12 in which 10,000 Crusaders led by Godfrey of Bouillon easily routed what they called the army of the Babylonians–actually, the belated Egyptian relief column under Emir al-Afdal–but the First Crusade had accomplished its ultimate purpose. The holy city of Jerusalem was in Christian hands.

This article was written by Michael D. Hull and originally published in the June 1999 issue of Histoire militaire magazine. Pour plus d'articles, assurez-vous de vous abonner à Histoire militaire magazine aujourd'hui !


Massacre at Jerusalem -- Do The Crusades Still Matter?

On July 15, 1099, a few thousand European soldiers broke through the walls of Jerusalem and massacred its garrison. At the time, everyone involved saw this moment in apocalyptic terms, and the memory won't go away. Nine centuries later, for example, former President Clinton recalled the massacre as a way to contextualize 9/11. The crusade story, he said in November 2001, "is still being told today in the Middle East, and we are still paying for it."

Whatever the strengths and weaknesses of President Clinton's argument, without 9/11 we probably wouldn't care about 1099. Barely anyone remembered it, for example, on July 15, 1999, the 900th anniversary of the battle for Jerusalem, when there were almost no commemorations, favorable or otherwise, of the First Crusade. (The major exception was the Christian "Reconciliation Walk," from Cologne to Jerusalem, organized as an apology for the crusade.)

For better or worse, we remember the First Crusade now. But how should we do so? What did the battle of Jerusalem mean in 1099, and why should we care today?

Let's begin with the actual battle. By the time the crusaders reached Jerusalem, they were primed for a bloodletting. Most of them had been marching for almost three years, having endured unimaginable suffering and unspeakable horrors. Their very survival seemed miraculous, proof that God had endorsed their cause.

When they captured the city on July 15, they killed so many Muslims, according to eyewitnesses, that the streets ran ankle deep with blood -- perhaps a mass hallucination, but not the only one that day. Many crusaders swore that their dead companions had accompanied them into the city, joining in the battle. Other eyewitnesses claimed to have seen a rider on a white horse, as foretold in the book of Revelation, galloping from the Mount of Olives. One observer even said that the blood flowed as high as the horses' bridles.

The carnage was prodigious, but the crusaders did not in fact kill all of Jerusalem's defenders. One large contingent of Muslims took refuge in the city's main citadel, conventionally called the Tower of David, and negotiated a ransom. They left the city, apparently without incident.

Another group of Muslims had sought refuge atop al-Aqsa mosque and were likewise negotiating their release with a crusader prince. Before payment could be made, however, a contingent of Christians discovered the prisoners on July 16 and killed them all to a man, woman and child.

This second massacre led to a crisis. One Christian prince had collected his ransom another had lost his. Still other crusaders were holding more prisoners who had also escaped July 15. What to do with them? After one more day of consideration, the leadership decided to kill every surviving Muslim.

Thus began a general slaughter whose brutality traumatized even some of the executioners. In the words of one contemporary, who otherwise celebrated the crusade, "The Christians gave over their whole hearts to the slaughter, so that not a sucking little male child or female, not even an infant of one year would escape alive the hand of the murderer."

We don't know how many people died during this three-day butchery. One 12th century Arab historian put the figure at 70,000, an obvious exaggeration. The lowest estimate (coming from another Muslim observer) is 3,000, which would make the death toll roughly equal to 9/11. The actual figure is probably between these two numbers, and toward the lower end of the spectrum -- perhaps around 10,000.

And the smell of death lingered, literally. On Christmas 1099, a Christian pilgrim reported that he had to cover his nose upon reaching Jerusalem. The stench of unburied corpses turned his stomach.

One can debate the military necessity of these actions. One can even debate their morality, since they followed something like the medieval rules of war. Attackers were expected to spare a city only if it surrendered during a siege, not if it was captured due to military action. In practice, though, this rule usually led to mass ransoms and property forfeitures, not mass slaughter.

What one cannot debate is that these events lay totally outside the experience of European warriors. In the largely rural countryside of their homeland, most soldiers would have had precious little experience of urban life. None of them had ever gone into a city and killed every living inhabitant -- at least not until they joined the crusade.

It is an ugly story, making it easy to understand why the Reconciliation Walkers felt a need to apologize.

But 900 years later, is an apology really constructive? Despite the fantasies of jihadists and apocalyptic evangelicals, the crusades are not part of current events. None of the actors responsible is left to apologize (except, perhaps, for the papacy, still smarting over the whole Galileo business), and both Christian and Muslim societies have moved on. For starters, the crusaders did lose -- driven out of Jerusalem in 1187 and out of the Holy Land in 1291.

No apologies necessary, but that doesn't mean we -- not in the sense of Westerners or Christians, but in the sense of everyone -- are obligated to remember our history, and as good historians do, to search it for lessons. They are not hard to find.

As a tale of a western society that chose all-out war against a dimly understood Muslim adversary, leading to nearly two centuries of an unwinnable occupation, you can't help but wish that American policymakers had read this story ten years ago.

As a tale about the horrors of religious warfare, of what ordinary believers are capable of doing once they become convinced God is directing their cause, of what happens when militants believe themselves to be literal and not just figurative martyrs for a cause, you can't help but wish that everyone -- Christian and Muslim, Eastern and Western -- would listen to this story and learn in the telling of it not to apologize but simply to understand and reject its ideals.


#204: Crusaders Capture Jerusalem

The Crusades were, or at least they seem from a modern perspective, a nightmarish atrocity and one of the worst crimes ever committed in the name of Christ.

Just at the time that Europe was regaining its strength and confidence, the Pope received an appeal from the Eastern Emperor to come and help him liberate Jerusalem. Though it had been in Muslim hands for centuries, its latest ruler would not let Christian pilgrims enter the city. The Pope called all the rulers of Europe to take their armies East and reconquer Jerusalem and the rest for the church. By the time that they got there, Jerusalem was admitting pilgrims again, but they carried out the war anyway.

The First Crusade was a great success in taking Jerusalem, Antioch and other biblical cities. But the barbaric violence with which it was done was simply horrific. It was not too long before the cities started falling back into Muslim hands. Many more Crusades followed, but they achieved less and less. Ultimately the Crusades achieved little more than demonstrating what a gulf there is between the teachings of Jesus and the actions of his followers.

This account is by Raymond d&rsquoAguiliers, chaplain to Count Raymond of Toulouse who led one of the two French armies, and who naturally figures prominently in the account.

If such things as Raymond describes &mdash and his attitude to them &mdash seem thankfully unthinkable today, try to imagine what would have made people think and act like that then. God&rsquos Batallions by Rodney Stark is as good a defence as has been written for the Crusades.

Matériel d'origine

We loaded our camels and oxen, and then all our baggage animals and horses, and marched on to Jerusalem. However, we forgot what Peter Bartholomew had commanded us &mdash that we should not approach Jerusalem except with bared feet. [This is how pilgrims were supposed to travel.] Everyone ignored the instruction, out of ambition to occupy castles and villas before the rest. It was our custom that whoever got to a castle first placed his standard there with a guard, and no one else took it. Everyone got up at midnight and, without waiting for anyone, took everything along the Jordan. However, a few who respected God&rsquos command walked barefoot, sighing heavily for this contempt of God&rsquos word.

Duke Godfrey and the Counts of Flanders and Normandy besieged Jerusalem from the north side. Count Raymond and his army, besieged the city from the west, but his men could not get to the wall because of the valley in front of it. So, he wanted to move his camp. One day, while he was reconnoitering, he came to Mount Zion and saw the church there. When he heard of the miracles that God had performed there, he said to his leaders, &ldquoIf we neglect to take this holy gift which the Lord so graciously offers us, letting the Saracens occupy this place, what will become of us? What if, out of hatred for us they destroy and pollute these sacred things? Maybe God is giving us this opportunity to test our regard for him. What I know for sure is that if we do not protect this holy place carefully, the Lord will not give us the others within the city.&rdquo

And so Count Raymond, against the wishes of the leaders of his army, ordered his tents to be moved to that spot. There are sacred treasures in that church &mdash the tombs of the kings David and Solomon, as well as that of the first martyr, St. Stephen. There the Blessed Mary departed from this world the Lord supped there and, after rising from the dead, appeared there to his disciples and to Thomas. And on this spot the disciples were filled with the Holy Spirit.

When the siege had been set up, some of the leaders of the army met a hermit on the Mount of Olives, who said to them, &ldquoIf you attack the city tomorrow till the ninth hour, the Lord will deliver it into your hands.&rdquo They replied, &ldquoBut we do not have the necessary machinery for storming the walls.&rdquo

The hermit said, &ldquoGod is all powerful. If he wills, we will storm the walls even with one ladder. The Lord aids those who labor for the truth.&rdquo So, with whatever machinery they could construct during the night, they attacked the city in the early morning, and it lasted till the third hour. The Saracens were forced to retreat behind the inner walls when our men broke down the outer wall, and some even climbed the inner walls. But when the city was about to be captured, in the confusion of desire and fear the attack was interrupted, and many of our men were killed. The following day no attack was attempted.

After this, the whole army scattered throughout the surrounding country to collect provisions, and no one even talked about preparing the machinery needed to capture the city. Each man was serving his own stomach. What was worse, they did not even ask the Lord to free them from such great evils, and so they were fatally afflicted.

Just before our arrival, the Saracens had filled up the springs, destroyed the cisterns, and dammed up the brooks. The Lord himself had turned rivers into wilderness and water springs into thirsty ground because of the wickedness of those who lived there. So we could only get water with great difficulty.

There is a fountain at the foot of Mount Zion, which is called the Pool of Siloam. It is a large spring, but water flows out of it only once every three days. We do not know how to explain this, except that the Lord willed it to be so. But when, on the third day the water flowed, it was consumed with such great crowding and haste that the men pushed one another into it, and many baggage animals and cattle died in it. And even when the pool was filled with the crowd and with the bodies of dead animals, the stronger forced their way to the opening in the rocks through which the water flowed, while the weak got only the water which bad already been contaminated. Many sick people fell down by the fountain, with tongues so parched that they were unable to utter a word, stretching out their hands with open mouths toward those who had water.

There were many horses, mules, cattle, and sheep in the field, most without enough strength to move. And when they had died of thirst, they rotted where they stood, and there was a sickening stench throughout the camp. But why say so much about these troubles? None, or few, were mindful of the Lord, or of the work needed to capture the city, nor did they bother to beseech the Lord&rsquos favor. We not recognize God in the midst of our affliction, nor did he show favor to the ungrateful.

The Bishop (Adhemar) appeared before Peter Desiderius, saying, &ldquoSpeak to the princes and all the people, and say to them, &ldquoYou who have come from distant lands to worship God and the Lord of hosts, purge yourselves of your uncleanness, and let each one turn from his evil ways. Then march around Jerusalem with bare feet, invoking God, and you must also fast. If you do this and then make a great attack on the city on the ninth day, it will be captured. if you do not, all the evils that you have suffered will be multiplied by the Lord.&rdquo

Although we have passed over many matters, this one we ought to record. While we marched around the city in Saracens and Turks made the circuit on the walls, procession, the ridiculing us in many ways. They placed many crosses on the walls in yokes and mocked them with blows and insulting deeds. We, in turn, hoping to obtain the aid of God in storming the city by means of these signs, pressed the work of the siege day and night.

The appointed day arrived and the attack began. There were sixty thousand fighting men in the city. We had no more than twelve thousand. I say this that you may realize that nothing, whether great or small, which is done in the name of the Lord can fail, as the following pages show.

Our men began to undermine the towers and walls. From every side stones were hurled from the catapults. Arrows fell like hail. The enemy bore this patiently, sustained by their own faith. There was no sign of the battle being won, but then the catapults got nearer to the walls, and we started to hurl burning wood and straw, dipped in pitch, wax, and sulfur. Neither swords not walls were any protection from such fiery missiles. And so the fight continued from the rising to the setting sun in such a wonderful way that it is difficult to believe anything more glorious was ever done. Then we called on Almighty God, our Leader and Guide, confident in His mercy.

The next morning, our men rushed to the walls and dragged the catapults forward, but the Saracens had constructed so many machines during the night that they had ten times our number. Thus they greatly interfered with our efforts.

This was the ninth day, on which the priest had said that we would capture the city. Our catapults were now shaken apart by the blows of their stones, and our men flagged from tiredness. However, there remained the mercy of the Lord which is never conquered, but is always a source of support in times of adversity.

Our men began to take heart. Some began to batter down the wall, while others scaled it with ladders and ropes. Our archers fired burning arrows which drove the defenders from the walls. Then the Count quickly released the long drawbridge of the wooden tower next to the wall, making a bridge over which the men began to enter Jerusalem bravely and fearlessly. The amount of blood that they shed on that day is incredible. Everyone climbed up after them, and the Saracens now began to suffer.

Now that our men had possession of the walls and towers, we saw some wonderful sights. Some of our men &mdash actually the more merciful ones &mdash cut off the heads of their enemies. Others shot them with arrows, so that they fell from the towers. Others tortured them longer by casting them into the flames. Piles of heads, hands, and feet were to be seen in the streets of the city. One had to pick one&rsquos way over the bodies of men and horses. But these were small matters compared to what happened at the Temple of Solomon. You would not believe it if I told you. Suffice to say that in the Temple and porch of Solomon men rode in blood up to their knees and bridle reins. Indeed, it was a just and splendid judgment of God that this place should be filled with the blood of the unbelievers, since it had suffered so long from their blasphemies. The city was filled with corpses and blood.

Now that the city was taken, it was well worth all our labors and hardships to see the devotion of the pilgrims at the Church of the Holy Sepulcher. How they rejoiced and sang a new song to the Lord! Their hearts offered such prayers of praise to God, victorious and triumphant, as cannot be told in words. A new day, new joy, new and perpetual gladness, the outcome of all our labor and devotion, made us all utter new words and new songs. This day, I say, will be famous in all future ages, for it turned our labors and sorrows into joy and exultation. This day, I say, marks the justification of all Christianity, the humiliation of paganism, and the renewal of our faith. &ldquoThis is the day which the Lord bath made, let us rejoice and be glad in it,&rdquo for on this day the Lord revealed Himself to His people and blessed them.

Bible Verses

Questions d'étude

Do you think the idea of reclaiming the Holy Land for the Christian church was basically a good one that got out of hand, or was it misconceived form the start?

&ldquoIf we neglect to take this holy gift which the Lord so graciously offers us, letting the Saracens occupy this place, what will become of us?&rsquo Does this account, as well as showing what evil was done by the Crusaders, help us to understand what motivated them? Can you explain why they believed they were right?

&ldquoIf you will attack the city tomorrow till the ninth hour, the Lord will deliver it into your hands.&rdquo Was this prophecy fulfilled? How can we judge whether such messages are genuinely from God?

According to the book of Joshua, God was happy for his people to use violence and mass killing to deliver the Holy Land from its occupants and their false religion and utter corruption. Is that any different to this crusade? If so, how? If not are they both right or both wrong? How do you know?

When, if ever, is it ever right to use violence to promote our faith? How do we decide?

&ldquoThis day will be famous in all future ages, for it turned our labors and sorrows into joy and exultation. This day, I say, marks the justification of all Christianity.&rdquo Raymond is right about it being famous, though it is not necessarily remembered with the same sentiments as his. What are the views of modern day Christians about the Crusades? What opinions does Raymond express about the venture, and about his fellow Crusaders? What do you think the Crusaders would make of modern day Christian

Some Christians these days talk of repenting, apologizing or atoning for the Crusades. Do think this is something we could or should do?


The History of the Christian Church: Period XVIII., from the Taking of Jerusalem by the Crusaders A. D. 1099 to the Taking of Constantinople by the Latins A. D. 1204 (Classic Reprint)

Baldwin &aposii dying in A. D. 1131, was inc ceeded by his fon in law F ulk count of Angers, and be by his fon Baldwin III in A. D. 1142.

Forgotten Books publishes hundreds of thousan Excerpt from The History of the Christian Church: Period XVIII., From the Taking of Jerusalem by the Crusaders A. D. 1099 to the Taking of Constantinople by the Latins A. D. 1204

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This book is a reproduction of an important historical work. Forgotten Books uses state-of-the-art technology to digitally reconstruct the work, preserving the original format whilst repairing imperfections present in the aged copy. In rare cases, an imperfection in the original, such as a blemish or missing page, may be replicated in our edition. We do, however, repair the vast majority of imperfections successfully any imperfections that remain are intentionally left to preserve the state of such historical works. . Suite


Crusader states are in shades of green. The Sultanate of Rum and the Emirate of Damascus are parts of Seljuk rule. (Wikipedia Commons. Altered by F. Smitha)

In early 1097 a Crusader army from western Europe and a Byzantine army from Constantinople marched into territory in Asia Minor occupied by the Seljuk Turks. The first objective of the Crusaders was the city of Nicaea, 55 miles southeast of Constantinople. After months of siege, the Seljuks surrendered. Constantinople's army entered Nicaea and the Crusaders went ahead without delay toward Jerusalem, to be delayed at the city of Antioch in northern Syria.

Antioch had been taken by the Seljuks in 1085. It had been a Christian city, and without its capture, it is said, the Crusaders would not have been able to move on to Jerusalem. The Crusaders besieged the city for 7.5 months. The Seljuks attacked twice to end the siege but were defeated both times.

While the Seljuks were busy against the Crusaders, the Fatimid caliphate in Egypt sent a force to the coastal city of Tyre, a little more than 145 miles north of Jerusalem. The Fatimids took control of Jerusalem in February 1098, three months before the Crusaders had their success at Antioch. The Fatimids, who were Shia, offered the Crusaders an alliance against their old enemy the Seljuks, who were Sunni. They offered the Crusaders control of Syria with Jerusalem to remain theirs. The offer didn't work out. The Crusaders were not going to be deterred from taking Jerusalem.

The Crusaders passed by Acre, 77 miles north of Jerusalem, the ruler there providing the Crusaders with supplies, as had some other communities. On 7 June 1099 the Crusaders began their siege of Jerusalem, with Fatimid loyalists in defense. The city fell on 15 July 1099. As already described, there was a week of slaughter. The Crusaders seized gold, silver, horses and mules and invaded houses in search of loot. They killed Muslims and Jews, believing that the Jews had killed Christ. Jews who took refuge in Jerusalem's main synagogue were burned to death. And some crusaders were sickened and shamed by the brutality.

The port town of Jaffa (today Tel Aviv) was captured by a force arriving on ships from Genoa. And in August a fleet of ships from Venice put Haifa under Crusader control. The Crusaders gained control over the entire eastern Mediterranean coastline.

Muslims Strike Back

It was decades before the Muslims initiated a substantial retaliation against Crusader gains. Rule by the Seljuk family had been fragmenting and the retaliation was organized by Imad ad-Din Atabeg Zengi, whose father had been a Seljuk governor. Zengi became the chief Turkish potentate in Syria and Iraq. He took the major Syrian city of Aleppo from squabbling local émirs. He was recognized as the ruler of this territory by the Seljuk sultan, Mahmud II, whose position was nominal.

In November 1144, with his added strength through a new unity, Zengi moved militarily against the landlocked, northern-most and least populated of the Crusader possessions: Edessa. He had more strength than he needed. The city was only lightly defended. After a short siege Zengi's troops rushed into the city, killing all those who were unable to flee to the city's citadel. In a panic, thousands were suffocated or trampled to death. Zengi ordered his men to stop the massacre. Prisoners taken by his troops were executed anyway. But there were survivors, and a Christian bishop, Basil, was recognized as leader of the Christian population.

Muslims in the Seljuk empire celebrated Zenghi as a "defender of the faith." Then in 1146 he was assassinated, and like most assassinations little changed: Zengi's power passed to two sons.

Count Joscelin II, of a Crusader family, tried to retake Edessa. His force captured the city's citadel, but with no help from other Crusader states his efforts failed. In November he was driven out of Edessa. Zengi's son, Nur ad-Din, governing from Aleppo, exiled the entire Christian population, leaving the city deserted. Meanwhile, Europeans were responding to news about Edessa and were organizing a return &ndash what would be called the Second Crusade.


Why King Richard Did Not March on Jerusalem

When we look back on the Third Crusade (1189-1192) it is all but impossible not to be struck by how close King Richard and the Christian host came to decisively defeating Saladin and re-taking Jerusalem. Twice during the campaign—in January 1192 and again in July 1192—the crusaders advanced to within a dozen or so miles of the Holy City, only to withdraw without making a serious effort to besiege it. In this brief essay, I will attempt to explain the strategic decision to abandon the first advance on Jerusalem in 1191/2.

From Acre to Bayt Nuba
During the summer and autumn of 1191, the crusaders enjoyed a series of operational successes that appeared to set the stage for a decisive thrust toward Jerusalem. First, in early July they had taken the port city of Acre—despite concerted efforts on the part of Saladin to break the Christian siege and relieve the garrison—thus not only securing a strategically and politically important city, but also shattering the myth of Saladin’s invincibility. Under King Richard’s leadership (Philip of France having departed the Holy Land shortly after the fall of Acre) they had then marched south along the coast, besting Saladin once again at the battle of Arsuf (September 7), and taking Jaffa (September 10), the port that offered the best jumping-off point for an advance on Jerusalem. From there, the crusaders had begun moving cautiously inland, taking Casal des Plains and Casal Moyen (October 31), the nearest of the fortifications that had been built to protect the road to Jerusalem. As these had been destroyed by Saladin as a delaying tactic, and the crusaders had been forced to spend the following two weeks rebuilding them.

Once these fortifications were restored, Richard had advanced once again, this time taking Ramla (17 November) and forcing Saladin to withdraw to Latrun. Then the weather had broken, and Richard had halted his advance in the hope that Saladin would be forced to disband his field army (as the Sultan’s emirs were demanding, given the difficulties of maintaining forces and campaigning in the winter weather). Saladin had managed to keep his field army together until 12 December, but then had been forced to disperse the bulk of his host and withdraw with a much-diminished force to Jerusalem. After Christmas, Richard had then renewed his advance, taking Bayt Nuba, a mere 12 miles from the Holy City, on January 3 1192.

The stage now seemed set for a decisive push against Jerusalem. A large and well-provisioned crusader force, experienced in siege craft, had advanced within striking distance of the Holy City. Saladin’s field army, which had been a source of great concern to Richard on the march inland, had scattered to the four corners of his empire. Despite the weather and the appalling conditions, morale was high amongst the crusaders. Everything seemed to point in the direction of an inevitable—and inevitably successful—attack on Jerusalem sometime before the resumption of campaigning season in the Spring.

And then, on January 8 Richard ordered a retreat to Ramla, the first stage in a more general withdrawal all the way back to the coast. How can we account for this stunning reversal? How can we explain the fateful retreat when the central goal and object of the crusade seemed within Richard’s grasp?

The Conventional Wisdom Regarding the Decision to Withdraw
The conventional view is that King Richard’s decision to abandon the advance on Jerusalem in January 1192 was a more or less rational strategic response to objective military circumstances. The weather was appalling—strong winds bitterly cold temperatures rain, hail, sleet and snow—and getting worse. Armor and swords were rusting, food decaying and clothing rotting. And attrition due to disease, desertion and departure was accelerating. On January 6, a meeting of the crusade leadership was held to discuss next steps. At this meeting, two arguments were advanced. On the one hand, those crusaders from Europe who had “taken the cross” (a vow to complete a pilgrimage to the Holy Sites) advocated strongly for an attack. They were eager to fulfill their vows and believed that they were on the cusp of doing so. They argued that, given the fate of the Acre garrison (which had been slaughtered after a prolonged siege), the Jerusalem garrison would likely surrender at the first sign of an attack.

On the other hand, those with deeper roots in the Holy Land—especially the Templars and the Hospitallers—argued against attacking Jerusalem. Their logic was simple: if the crusaders laid siege to the Holy City, they would eventually be trapped between the garrison and a relieving army that would inevitably arrive once campaigning season resumed. Added to this, they argued, there was the ongoing threat posed by residual-but-powerful Saracen forces that were harassing the Christian hosts supply lines. Finally, they argued that, even if Jerusalem were taken, it could not be held. For the vast majority of pilgrims, their vows fulfilled, would depart the Holy Land for good, leaving a rump force insufficient for the defense of the Holy City.

The now-conventional account has Richard carefully weighing these contending arguments, trying to decide the future course of the crusade on the basis of military-operational considerations. At one point in the deliberations he is said to have asked for someone with local knowledge to draw a map of Jerusalem. Once he saw the extent of the city’s fortifications, or so this account would have us believe, he immediately realized that his forces could neither envelop the city in adequate depth nor (if they did envelop it thinly) prevent its garrison from successfully sallying forth to break the siege. This realization is said to have tipped the balance in favor of those who had advocated abandoning the advance on Jerusalem. The King and council then decided that, rather than press the attack, they would withdraw to the coast and rebuild the fortifications at Ascalon.

What are we to make of this explanation? Well, in my opinion at least, it simply beggars belief. Are we really to accept that Christendom’s sharpest military mind and most accomplished crusader would not have asked for a map of Jerusalem’s defenses until he was only a few miles away? Are we to believe that, had he been earnest about attacking Jerusalem, Richard would have led the crusader host to within striking distance of the Holy City and then declined to attack it because of bad weather or the prospect that a relieving Saracen army would arrive several months in the future? Given what we know of Richard’s temperament, this seems unlikely. No, if we want to understand the Lionheart’s decision to abandon the drive on Jerusalem, we need to look beyond the conventional military-strategic narrative that has become the conventional wisdom to look at Richard’s overall or grand strategic approach to the crusade.

An Alternative Explanation
In my opinion, the hermeneutical or interpretive key that unlocks this puzzle is simply not to be found in the narrow logic of operational-level military calculations. Rather, it is to be discovered in the broader logic of Richard’s strategic thought. What do I mean by this? Simply put, I mean that Richard did not decide to abandon the march on Jerusalem because at a meeting on January 6 he was persuaded that the weather, deteriorating morale, the threat of a relieving Saracen army, the extent of the city’s fortifications or any other strictly military consideration dictated a change of policy. Rather, he abandoned the advance because he had never intended to attack Jerusalem in the first place.

Widening the frame a bit, the argument I am putting forward here is that Richard never envisaged using brute military force to recapture Jerusalem and reestablish the crusader principalities. In other words, he never envisioned a straightforward war of conquest in which the Saracens were driven from the Holy Land by force of arms alone. Instead, Richard viewed the use of military force as a means of pressuring Saladin into a negotiated settlement that would allow him to realize his core strategic goals (a viable Christian presence in the Holy Land Christian access to the Holy Sites) in the shortest possible time (Richard was well aware that both King Philip and Prince John were making good use of his absence to undermine his position in France and England).

What proof can be adduced to support this argument? Well, if we look closely at Richard’s record in the Holy Land through this lens, two (closely related) patterns become visible. First, we see a consistent pattern of attempts to arrive at a negotiated settlement with Saladin. From October 1191 onward, Richard was in regular contact with the sultan’s brother al-Adil, seeking a negotiated settlement that achieved Richard’s core strategic objective whilst freeing him to return home to deal with Philip and John. Some of Richard’s proposals—such as offering to marry his sister Joan off to al-Adil as part of condominium arrangement—may have been a bit far-fetched, but there can be no denying the fact that Richard was earnestly pursuing a diplomatic strategy intended to culminate in a negotiated settlement that both Christians and Muslims could live with.

Second, we see a consistent pattern of military operations that make little sense if Richard’s strategy were one of conquest, but a great deal of sense if his strategy were one of maximizing negotiating leverage. As early as August 1191 Richard appears to have decided that a direct assault on Jerusalem—the military conquest strategy—was impractical: as the Templars and Hospitallers would counsel him endlessly, the march inland would expose him to the possibility of a Hattin-like massacre the city would be exceedingly difficult to take without a difficult and lengthy siege and even if Jerusalem did fall to the crusaders, it would be very difficult to hold. In my view, it was at this very early point in the crusade that Richard opted for an indirect, diplomatic approach. Following the fall of Acre, the Lionheart’s initial plan was to march down the coast to Ascalon, which dominated the route between Syria and Egypt (the latter being the source of Saladin’s wealth). Richard’s reasoning was that once he controlled Ascalon he could threaten Egypt, much more important to Saladin than Jerusalem, and thus create a favorable context for negotiations (which he initiated almost immediately after arriving in the Holy Land).

Bowing to the pressures of the crusade leadership, however, in September Richard grudgingly acceded to the majority’s demand that he lead an attack on Jerusalem. By October, though, even as the crusaders were beginning their advance on the Holy City, Richard had begun making preparations for a full-blown invasion of Egypt—though, again, it appears his goal was more to convince Saladin of his earnestness than to actually set in motion a major offensive. And, of course, following the decision to abandon the advance on Jerusalem in January 1192, when Richard could have led the host against any objective, he immediately led it to Ascalon. Indeed, the record indicates that each and every time Richard was able to get his way, he led the crusaders toward what can only be considered his primary strategic objective: Ascalon, the linchpin in Saladin’s empire and a bargaining chip of such enormous value that Saladin himself at one point destroyed the fortifications there lest they fall into Richard’s hands. Richard only ever led the crusader host against Jerusalem when forced to, and even then only half-heartedly and to intensify the pressure on Saladin.

Viewed in this way, the decision to “abandon” the advance on Jerusalem in January 1192 is perfectly explicable. For Richard, taking Jerusalem by force of arms was never a primary strategic objective. To be sure, he agreed to lead the advance under pressure, and probably hoped that such an advance would add to the pressure on Saladin to negotiate a settlement favorable to the crusaders. But my reading is that he never seriously intended to lay siege to the Holy City. When it became possible for him to call off the advance, he seized the opportunity, renewing both negotiations and his indirect strategy of pressuring Saladin by taking, refortifying and holding Ascalon.

Editor’s note: The image above is a detail from “The Mighty King of Chivalry Richard the Lionheart” painted by Fortunino Matania (1881-1961).


Is today's Old City of Jerusalem the Jerusalem of the Crusades' period?

In 1099 the Christian crusaders besieged the walled city of Jerusalem and took it. Here is a map of the Old City of Jerusalem today:

It clearly shows the walls (I don't know when they were built) around the Old City. I measured this on Google Maps, and it's roughly an area of 1km by 1km (1km squared). I'm very confused about this topic, because I've read through much of the Wikipedia articles on the Crusades and history of Jerusalem. From the history of Jerusalem article it says (remembering that Jerusalem was recaptured by Saladin in 1187:

In 1219 the walls of the city were razed by order of al-Mu'azzam, the Ayyubid sultan of Damascus. This rendered Jerusalem defenseless and dealt a heavy blow to the city's status. The Ayyubids destroyed the walls in expectation of ceding the city to the Crusaders as part of a peace treaty. In 1229, by treaty with Egypt's ruler al-Kamil, Jerusalem came into the hands of Frederick II of Germany. In 1239, after a ten-year truce expired, he began to rebuild the walls these were again demolished by an-Nasir Da'ud, the emir of Kerak, in the same year.

In 1243 Jerusalem came again into the power of the Christians, and the walls were repaired.
History of Jerusalem

So the walls are destroyed and repaired multiple times. Finally I see this part:

In 1517, Jerusalem was taken over by the Ottoman Empire and enjoyed a period of renewal and peace under Suleiman the Magnificent, including the construction of the walls of what is now known as the Old City of Jerusalem (although some foundations were remains of genuine antique walls).
History of Jerusalem - Early Ottoman period

I'm just trying to understand whether the walled city of Jerusalem from roughly the First Crusade is the same or roughly the same as what we now call the Old City.


Voir la vidéo: TEMPLIERS VIKINGS ET CATHEDRALES - Le Film de divulgation qui change la donne. (Décembre 2021).